Introduction

Chaque sculpture est une histoire, d'où naîtra un bronze, matiére "vivante", qu'Hervé Guibert affectionne particulièrement pour son contact, chaud et froid, le "tout" et son contraire.
Par la caresse de la matiére, il cherche à retrouver l'unité d'avant la séparation des sexes (Androgyne) des corps et des coeurs (Erotisme de Coeur).
Par l'anamnèse de la création artistique, comme le sage par la méditation (Zen Attitude) ou l'ascète par le dénuement et l'immobilité (Gymnosophisme), il tend à renouer avec l'émotion première, celle du naufragé prisonnier d'une île face à la mer immense (Esperanza) ou celle de l'amant pétrifié face à l'éblouissement de la femme aimée (Bonda Bondé).

Puisque l'homme, et le monde, sont, et resteront toujours, incomplets et perfectibles, cette tension, cette quête comme les sculptures d'Hervé, ne peuvent être achevées. Mais, tout comme le sage lorsqu'il lance une flèche, ne le fait pas pour atteindre la cible mais pour sentir l'air et la résistance, et devenir trajectoire, suivons ce ciseau, cette quête au gré des oeuvres exposées. Elles rencontreront peut-être des tableaux, des poèmes, des regards, des coeurs amis.